Avenue du Port

300 platanes sauvés de justesse, 1.500.000 pavés menacés de disparition

ABATTAGE, ASPHALTE ET PETITE TECHNOCRATIE

Posted on | octobre 24, 2012 |

Abattage, lundi 22 octobre 2012

Communiqué de presse APPP , 23 octobre 2012.

Ce lundi 22 octobre 2012 a commencé l’abattage de 28 platanes à l’avenue du Port. Ils sont déclarés malades. L’APPP ne s’oppose pas à cet abattage. Mais, il souligne fermement que le permis d’abattage oblige l’administration à replanter non seulement ces 28 platanes, mais encore tous ceux qui ont été abattus les années précédentes, comme s’y est engagée Madame GROUWELS en Commission de Concertation du 5 juin 2012 et devant la Commission Infrastructure du Parlement bruxellois le 13 juin 2012.
L’APPP observe que lorsque des sujets jeunes sont plantés en alignement entre des sujets plus anciens, il s’impose d’éclaircir la ramure des sujets immédiatement voisins, afin de donner toutes ses chances de développement au sujet nouvellement planté.  L’APPP veillera à ce que l’administration exécute fidèlement ces conditions.

Par ailleurs, l’APPP prend note de la décision de la ministre des Travaux Publics Brigitte GROUWELS de réaliser un trottoir cyclable de 2,5m de large en asphalte. Ainsi, la ministre semble faire sienne une partie des revendications de l’APPP : un projet moins coûteux et surtout l’engagement de respecter les racines des arbres. Toutefois l’APPP est perplexe face à la possibilité de tenir cet engagement : cette bande asphaltée comporte une fondation de 30 cm qui imposera de couper des racines charpentières des platanes de l’avenue. Ici aussi l’APPP se montrera extrêmement vigilante d’autant plus que c’est à cause de travaux comparables exécutés à un arrêt de tram en 2007, ayant eu pour résultat de couper leurs racines, que 5 marronniers ont dû être abattus cet été avenue Louise.
L’amélioration du confort des usagers des transports en communs et des cyclistes ne peut être réalisée qu’en respectant également le patrimoine arboré existant

L’APPP déplore que la Région n’ait pas retenu sa proposition, plus rapide et trois fois moins coûteuse (inférieure à 200.000 euros), consistant à réparer les trottoirs actuels en les recouvrant de sable ternaire (porphyre très finement concassé et compacté, perméable à l’eau, ne produisant pas de boue, et parfaitement cyclable par des cyclistes raisonnables).
L’argument avancé par Mme GROUWELS, selon lequel ce type de trottoir ne serait pas réparable, est avant tout lié à l’insuffisance de moyens humains spécifiquement affectés à l’entretien : pour ses 300 kilomètres de voiries régionales et 27.000 arbres d’alignement, Bruxelles Mobilité compte à peine 30 ouvriers, raison pour laquelle ces voiries sont si mal entretenues. A titre de comparaison, Bruxelles Environnement, chargé de l’entretien des parcs régionaux, compte 180 ouvriers et chefs d’équipe. Plutôt que de dilapider de l’argent public à des travaux inopportuns confiés à des entreprises privées, Madame GROUWELS pourrait, par des choix plus judicieux, fournir de l’emploi ouvrier durable afin de garantir à la Région Bruxelles-Capitale un entretien correct de ses voiries.

L’APPP se réjouit que la Région ait lancé la commande d’une nouvelle étude pour l’aménagement définitif de l’avenue du Port, espère qu’une vraie consultation des habitants en résultera mais craint que la décision d’asphalter les trottoirs « temporairement » ne présage déjà les décisions futures.

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